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Alimenter les sols pour nourrir les Hommes, l’agroécologie au Rwanda

Cette semaine Véronique Alzieu nous emmène dans le district de Musanze à l’est du Rwanda. C’est le district le plus montagneux du pays. Il englobe une majorité du parc du Virunga, connu pour être le dernier sanctuaire des gorilles de montagnes. Ici, des milliers de petits paysans cultivent la terre souvent avec des produits chimiques qui ont dramatiquement appauvri le sol. Avec le soutien du CCFD-Terre Solidaire, l’association ACORD propose aux paysans un type d’agriculture plus durable, écologique et vertueux, découvrez comment en suivant Vedaste Mwenende dans les champs. Il est chargé d’évaluation et apprentissage pour ACORD.

 Les raisons de l’appauvrissement du sol au Rwanda

Pression démographique, changements climatiques, pollution chimique sont les raisons majeures de l’appauvrissement des sols de la luxuriante région de Musanze selon Vedaste Mwenende qui tente de diffuser des pratiques agro-écologiques aux paysans locaux. « A cause de la surexploitation les gens utilisent massivement des pesticides et des intrasynthétiques ce qui contribue à appauvrir la terre qui était jadis fertile » explique-t-il. Dans le district de Musanze on cultive essentiellement des pommes de terre, des haricots, du maïs et du blé. La majorité des bénéficiaires soutenus par l’association ACORD pour changer leurs pratiques agricoles sont des femmes. Le mot d’ordre de tous les participants est « solidarité ».

L’agroécologie au service de la sécurité alimentaire 

L’association ACORD RWANDA (Association de Coopération et de Recherche pour le Développement) soutenue par CCFD-Terre Solidaire) promeut l’agroécologie pour que les populations paysannes vulnérables atteignent la souveraineté alimentaire tout en préservant l’environnement. L’ association transmet les valeurs agroécologiques aux paysans locaux afin qu’ils entament une transition vers des pratiques plus écologiques sans que cela ne les affecte économiquement.

On découvre ainsi que les villageois utilisent la technique du compostage naturel, constitué de paille et de bouses de vaches, pour nourrir le sol, plutôt que d’avoir recours à des produits chimiques. Même si cela demande plus de travail, les bénéficiaires, voyant leur sol s’appauvrir, ont rapidement opté pour des alternatives plus respectueuses de l’environnement. Cela se fait dans une bonne ambiance palpable. La cohésion du groupe et la solidarité sont autant de conséquences positives à cet accompagnement. « Comme on dit « la bonne humeur rajeunit » lance Vedaste Mwenende dans un sourire « les gens sont contents de travailler, ça renforce la cohésion sociale au sein du groupe. En fin de compte ça donne des résultats et c’est l’assiette qui en bénéficie ».

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